Ce que vous voulez savoir avant de nous confier un projet
La question qui revient le plus est celle du prix, et la réponse honnête est qu'aucun montant affiché sur une page ne vaudrait pour vous. Ce qu'on peut poser noir sur blanc, et c'est l'objet des trois premières questions, c'est ce qui fait varier ce prix, ce qui n'y change rien, et à quel moment vous en obtenez un.
Les questions ci-dessous sont celles qui se posent avant de commencer à travailler ensemble. Vous n'y trouverez pas ce qu'est un agent ou un modèle de langage, ça se trouve partout. Les questions qui portent sur un service précis vivent sur la page de ce service.
Ce que ça coûte
Combien coûte un projet d'IA ou d'automatisation dans une PME
Personne ne peut vous le dire tant qu'il n'a pas vu la tâche dont vous parlez, et un montant affiché ici vaudrait pour un cas moyen qui n'existe pas. Ce qu'on fait, c'est vous donner un ordre de grandeur dès le premier échange, avant toute proposition écrite, pour que vous sachiez tout de suite si on parle du même monde.
Ce qui décide du prix n'est pas la technologie employée, c'est le nombre de cas particuliers que le système doit savoir traiter. Une tâche décrite en deux phrases par un dirigeant cache souvent trois exceptions par semaine, et ce sont ces exceptions qui font le travail. Quand les cas se ressemblent tous, c'est court. Quand aucun ne ressemble au précédent, c'est un autre projet.
L'autre moitié de la question est ce que la situation actuelle vous coûte déjà, et celle-là vous pouvez la calculer sans nous. Une tâche qui prend deux heures par jour représente environ quatre cents heures sur une année. C'est cette arithmétique qui dit si le sujet mérite un projet, pas notre proposition.
Qu'est-ce qui fait varier le prix d'un projet
Quatre choses, dans cet ordre d'importance. Le nombre de cas particuliers à couvrir, le nombre d'outils qui doivent se parler entre eux, votre niveau d'exigence sur la confidentialité des données concernées, et ce que vous voulez pouvoir reprendre vous-même ensuite.
Les cas particuliers pèsent le plus lourd parce qu'ils se découvrent en avançant. Les outils pèsent ensuite, un logiciel métier qui n'a pas été prévu pour communiquer coûte plus cher à brancher que trois outils courants. La confidentialité pèse quand elle impose d'installer le système chez vous plutôt que de s'appuyer sur des services existants. Et la reprise en main pèse parce qu'écrire ce qui a été fait pour que quelqu'un d'autre le comprenne prend du temps, mais c'est ce temps qui vous rend libre.
Ce qui ne fait pas varier le prix, c'est la taille de votre entreprise. On facture un travail, pas un chiffre d'affaires.
Un dernier point, souvent découvert trop tard. Un projet a deux lignes, ce qu'on construit une fois et ce que le système consomme chaque mois une fois en service, c'est-à-dire les abonnements aux outils et l'usage des modèles. Cette seconde ligne vous est annoncée avant qu'on commence.
À quel moment vous donnez un prix
Après un premier rendez-vous, et seulement quand on sait décrire la tâche mieux que vous ne nous l'avez racontée. Le premier rendez-vous ne vous engage à rien.
Une proposition écrite arrive quand trois choses sont claires. Ce que le système doit faire, ce qu'on considérera comme un résultat correct, et qui chez vous dira si c'est le cas. Tant que le troisième point manque, on ne chiffre pas, parce qu'un projet sans personne pour juger le résultat finit toujours en désaccord.
La proposition dit ce qui est compris dedans et ce qui ne l'est pas. Ce qui n'y figure pas ne vous sera pas facturé sans que vous l'ayez accepté avant.
Est-ce que c'est pour nous
Est-ce que notre entreprise est trop petite pour ça
La taille ne décide de rien, la répétition oui. Une entreprise de trois personnes dont l'une passe ses vendredis à ressaisir des devis a plus à gagner qu'une entreprise de cinquante personnes dont chaque dossier est différent.
La question utile n'est donc pas combien vous êtes, c'est de savoir si une tâche revient chaque semaine, prend des heures à chaque fois, et est détestée par celui qui la fait. Il y a d'autres critères, ils sont détaillés sur la page audit, mais ces trois-là suffisent à savoir s'il y a matière à en parler.
Et il arrive que la bonne réponse soit de ne rien automatiser. Quand le volume est faible, mieux ranger ce qui existe coûte moins cher et règle le même problème. On vous le dit quand c'est le cas.
Est-ce qu'il faut beaucoup de données pour se lancer
Non, et c'est l'idée reçue la plus coûteuse sur ce sujet. Ce qui bloque un projet n'est presque jamais le manque de données, c'est que personne ne sache décrire précisément comment la tâche est faite aujourd'hui.
La confusion vient de l'entraînement d'un modèle, qui demande effectivement des volumes considérables. Ce n'est pas ce qu'on fait. On branche des modèles existants sur vos informations au moment où la question est posée, ce qui change complètement la quantité nécessaire.
Ce qui compte est la qualité de quelques exemples réussis, pas leur nombre. Dix dossiers bien traités, dont vous savez expliquer pourquoi ils sont bien traités, valent mieux que dix mille lignes dont personne ne garantit la fiabilité. Sur le cas particulier d'un assistant branché sur vos documents, la question du volume est traitée en détail sur la page qui lui est consacrée.
On paie déjà des abonnements ChatGPT, à quoi servez-vous
À faire la partie que l'abonnement ne fait pas, c'est-à-dire tout ce qui se passe avant et après la question posée. Un outil grand public attend qu'un humain lui apporte le contexte, lui copie le bon document, relise la réponse et la remette au bon endroit.
Ce qui prend du temps chez vous n'est pas la rédaction, c'est cette chaîne autour. Le travail consiste à aller chercher l'information là où elle vit déjà, à déclencher la tâche sans que personne n'ait à y penser, et à déposer le résultat dans l'outil qui l'attend.
Il arrive qu'un abonnement suffise et qu'il n'y ait rien à construire. Quand une équipe n'utilise pas encore correctement ce qu'elle paie tous les mois, la première marche est de lui apprendre à s'en servir, pas de lui ajouter un système de plus.
Nous choisir plutôt qu'un autre montage
Vaut-il mieux passer par un indépendant ou par une grande structure
Ça dépend de ce que vous craignez le plus. Une grande structure vous garantit qu'il y aura toujours quelqu'un, une petite vous garantit que ce sera toujours la même personne, et ces deux garanties ne se cumulent pas.
Menaria est un cabinet à taille réduite, et c'est un choix. Vous parlez à celui qui construit, il n'y a pas de commercial qui promet puis passe le dossier à quelqu'un d'autre, et ce qui se dit en rendez-vous ne se perd pas en route. En contrepartie, on ne mobilise pas dix personnes en parallèle sur un déploiement, et quand un projet dépasse ce qu'on sait tenir, on le dit avant de commencer plutôt qu'en cours de route.
On travaille avec des partenaires indépendants sur la technique et sur le design, ce qui élargit ce qu'on sait faire sans faire croire à une équipe de vingt personnes. Votre interlocuteur reste le même du premier échange à la mise en service. Le travail se fait à distance pour l'essentiel, avec des rendez-vous sur place quand il faut voir de ses yeux comment les gens travaillent.
La question à poser à tout prestataire, quelle que soit sa taille, est la suivante. Que reste-t-il chez vous le jour où vous arrêtez de travailler avec lui.
On a déjà un prestataire informatique, est-ce que ça se recoupe
Rarement, parce que ce n'est pas le même métier. Un prestataire informatique fait tenir vos outils debout, votre messagerie, vos postes, votre réseau, vos sauvegardes, et c'est un travail de continuité qui ne s'arrête jamais.
Ce qu'on fait commence là où ça s'arrête, dans la façon dont l'information circule d'un outil à l'autre et dans ce qui pourrait se faire sans qu'un humain ait à le déclencher.
On travaille avec lui plutôt que contre lui. C'est lui qui connaît vos accès, vos contraintes et l'historique de ce qui a déjà été tenté chez vous, et un projet qui l'ignore se heurte à un mur au moment de la mise en service. Quand une automatisation touche à ce dont il a la charge, il voit ce qu'on installe.
Ce qui vous reste à la fin
Qui est propriétaire de ce qui est livré
Vous, pour tout ce qui a été conçu pour vous. Le code, les documents et les circuits montés sur vos outils vous sont cédés dès que la facture est réglée. Les briques que nous réutilisons d'un projet à l'autre restent à nous, et vous en gardez l'usage aussi longtemps que vous exploitez ce qui vous a été livré. Vous pouvez confier la suite à qui vous voulez, sans nous demander l'autorisation et sans frais de sortie, c'est écrit dans nos conditions générales.
C'est un point à vérifier chez n'importe quel prestataire, parce qu'un montage courant sur ce marché consiste à héberger le travail du client sur la plateforme du prestataire. Tant que l'abonnement tourne, personne ne voit la différence. Le jour où vous partez, vous repartez sans rien.
Concrètement, ça veut dire que vous pouvez confier la suite à quelqu'un d'autre ou la reprendre en interne, sans nous demander l'autorisation et sans attendre qu'on vous exporte quoi que ce soit.
Est-ce qu'on reste dépendants de vous
Pas plus que vous ne le voulez, et ça se décide au début du projet, pas à la fin. Deux montages existent, l'un où on garde la main sur le fonctionnement au quotidien, l'autre où vos équipes reprennent tout une fois la mise en service passée.
Le second suppose deux choses. Qu'on utilise des outils répandus, que quelqu'un d'autre saura reprendre sans vous enfermer, et qu'on écrive ce qui a été fait dans un document lisible par une personne qui n'est pas informaticienne. Les deux font partie du travail, ce ne sont pas des options.
Un point à trancher avant la mise en service, dans les deux cas. Un système laissé sans personne pour le surveiller finit par s'arrêter en silence, souvent parce qu'un outil autour de lui a changé sans prévenir. Quelqu'un doit être averti quand ça arrive, que ce soit vous ou nous.
Que se passe-t-il si ça ne marche pas
On se met d'accord au départ sur ce que veut dire marcher, et c'est ce qui rend la question traitable. Sans critère écrit avant de commencer, la discussion de fin de projet se joue sur des impressions et personne n'a raison.
Un projet se découpe donc en étapes qui se jugent une par une. À chaque étape, vous regardez le résultat sur vos vrais dossiers, pas sur une démonstration préparée d'avance, et on décide de continuer ou de s'arrêter là.
Il arrive qu'un système donne un résultat correct et ne soit pas utilisé, et c'est l'échec le plus fréquent. Il vient presque toujours du même endroit, la tâche a été automatisée pour quelqu'un qui n'avait pas demandé qu'on la lui prenne.
Ce qu'on ne fait pas, c'est promettre un retour sur investissement dans un délai. On pose l'arithmétique avec vous avant de commencer, vous la refaites de votre côté, et vous décidez. Un chiffre garanti par un prestataire sur un résultat qui dépend de vos équipes ne vaut rien.
Vos équipes
Est-ce que ça va supprimer des postes chez nous
Non, et aucune recommandation qu'on écrit ne conduit à réduire un effectif. C'est une règle du cabinet, et elle a une raison pratique autant qu'une raison de principe.
Un système que les gens perçoivent comme la préparation de leur remplacement ne sera pas adopté. Il sera contourné, mal renseigné, jugé sur ses erreurs plutôt que sur ses réussites, et abandonné en quelques semaines. L'argent aura été dépensé pour rien.
Ce qu'on cherche à retirer, ce sont les tâches que personne ne revendique. La ressaisie, la recopie d'un outil à l'autre, la relance qu'on oublie de faire et qu'il faut rattraper. Le temps ainsi rendu sert à autre chose, et c'est à vous de dire à quoi avant qu'on commence.
Un moment se prépare, celui où vous en parlez à l'équipe. Une automatisation découverte le jour où elle s'allume est mal reçue même quand elle est utile. On peut être présents à ce moment-là et expliquer nous-mêmes ce que fait le système et ce qu'il ne fait pas.
Votre question n'est pas là
Écrivez-la, avec le contexte qui va avec. Une question posée avec le détail de votre situation obtient une réponse utile, une question générale n'obtient qu'une réponse générale.
Le premier rendez-vous ne vous engage à rien. On y parle de ce que vous faites et de ce qui vous prend le plus de temps aujourd'hui, et on vous dit franchement si on est les bons pour ça ou pas.
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